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Quel amour d'enfant !

 

A l'école

Marcel de RENZIS (1910 - 1998), école de filles de la rue de l’Evêché : le cours de mathématiques, [années 1950], tirage original (AMM, 60 Fi 151)

La loi du 16 juin 1881 instaure la gratuité de l’école publique et celle du 28 mars 1882 l’obligation pour tous les enfants, garçons et filles, de fréquenter l’école de 6 à 13 ans. Désormais, l’enfance est « rallongée » et protégée : l’entrée dans le monde du travail est repoussée à 13 ans. Ces deux lois, avec celle sur la laïcisation progressive du personnel enseignant des écoles publiques (loi du 30 octobre 1886), fondent l'école républicaine, publique et laïque où tous les enfants apprennent à lire, écrire, compter et devenir de futurs citoyens.

La population de Marseille ne cesse de croître : elle passe de 360 000 habitants en 1881 à 491 000 en 1901, 636 000 en 1946 et 778 000 en 1962. A côté des écoles « libres » souvent tenues par des religieux, il faut accueillir en nombre dans les écoles publiques ces masses d’enfants, dont une forte proportion est issue de l’immigration. C'est ainsi que le paysage de chaque quartier va être marqué par les bâtiments des écoles primaires élémentaires et maternelles, de type « Ferry » (par ex. la Major), puis « Front populaire » (par ex. Saint-Pierre, Malpassé) et enfin « Egger » dans les années 1950 (du nom de l'architecte René Egger, par ex. La Rose). 

L'accueil public de la petite enfance s'organise lui aussi : le décret du 9 novembre 1923 stipule que « les crèches ont pour objet de garder les enfants bien portants en bas âge pendant le travail de leur mère. Les enfants y reçoivent jusqu'à ce qu'ils aient accompli leur troisième année, les soins hygiéniques et moraux qu'exige leur âge ». Ainsi, à Marseille, s'il existait déjà des « salles d'asile » pour les petits, la première crèche municipale ouvre à Vauban en 1901, offrant 45 places. L'offre municipale s'enrichit au cours des années jusqu'à atteindre 290 places en 1957 et 570 en 1968, avec un personnel spécialisé de mieux en mieux formé.

Anonyme, les élèves de la classe élémentaire au pensionnat du Sacré-Coeur, 22 rue Barthélemy à Marseille (pour garçons), [1904-1905], tirage original en album (AMM, 66 Fi 29)Anonyme, les élèves de la classe de troisième primaire au pensionnat du Sacré-Coeur, 22 rue Barthélemy à Marseille (pour garçons), [1904-1905], tirage original en album (AMM, 66 Fi 30)Anonyme, élèves dans une cour de récréation, dans « Types d’écoles communales de la ville de Marseille », s. d. [1902-1908], album photographique (AMM, 66 Fi 59)Anonyme, élèves dans une cour de récréation, dans  Marcel de Renzis (1910 - 1998),  Ecole de filles de la rue de l’Evêché : Le cours de mathématiques, [années 1950], tirage original (AMM, 60 Fi 151)Marcel de Renzis (1910 - 1998), Enfants jouant avec une institutrice, [années 1950], tirage original (AMM, 60 Fi 152)Marcel de Renzis (1910 - 1998), Ecole de filles du cours Jullien : La récréation, [années 1950], tirage original (AMM, 60 Fi 149)Louis Sciarli (1925 - 2017), Enfants dans leur classe de l’école de l’Unité d’habitation Le Corbusier, 19 février 1955, négatif (AMM, 47 Fi 2466)Louis Sciarli (1925 - 2017), A l’école de l’Unité d’habitation Le Corbusier, février 1955, négatif (AMM, 47 Fi 2465)Louis Sciarli (1925 - 2017), A l’école de l’Unité d’habitation Le Corbusier, novembre 1953, négatif (AMM, 47 Fi 1077)Marcel de Renzis (1910 - 1998), Ecole de garçons des Présentines : en classe, [années 1950], tirage original (AMM, 60 Fi 146)Marcel de Renzis (1910 - 1998), Ecole de garçons des Présentines : la cour de récréation, [années 1950], tirage original (AMM, 60 Fi 147)

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