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Quel amour d'enfant !

 

Soigner et protéger

Soigner et protéger

Du XIXe au XXe siècle, la naissance, la croissance et l'état de santé de l’enfant font l’objet d’une surveillance médicale grandissante, avec comme enjeu la réduction de la mortalité infantile. La dépopulation, vécue comme un « péril national » depuis la défaite de 1870 contre la puissante et populeuse Allemagne, conduit l'Etat à mettre en place une véritable politique de suivi sanitaire de la petite enfance et d'assistance sociale. Les maternités hospitalières sont réaménagées selon les normes de l’hygiène pasteurienne, et des dispensaires sont ouverts pour compléter la médicalisation de la société auprès des plus pauvres.

Grâce à l'émergence de la pédiatrie et de la puériculture, aux progrès de la vaccination contre les maladies infectieuses infantiles comme la variole ou la diphtérie, véritables fléaux dans les couches populaires, le combat contre la mortalité infantile (et celle des mères en couches) est conduit victorieusement, puisque le taux de décès avant un an passe de 22 % en 1860 à 11 % en 1920 puis à 6 % en 1935. 

Cette politique nationale est aussi conduite à Marseille avec l'ouverture de la maternité de l'hôpital public de la Conception dès 1864, où le professeur Léon Astros dirige le premier service de pédiatrie de la ville en 1902. Les initiatives privées dans ce domaine ne sont pas en reste : de nombreuses sociétés de bienfaisance et de charité laïques, comme la Société de protection de l’enfance fondée en 1873, ou religieuses, comme les œuvres de l’abbé Fouque (fondateur de l’hôpital Saint-Joseph, de l’orphelinat de Saints-Anges, etc.), œuvrent pour le bien-être des petits Marseillais, en particulier ceux des classes populaires, tant du point de vue physique que moral. 


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